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Les exigences de l’innovation de rupture

Les exigences de l’innovation de rupture

by Magali Vaccon
28 avril 2017
La pédagogie, Les étudiants
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Grâce au séminaire animé par Bernard Buisson, les étudiants du Programme Grande Ecole – Parcours I.D.E.A abordent l’innovation de rupture au sein de leur cursus. Définitions, cas concrets, réflexions… Ces enseignements leur permettent d’appréhender les tenants et les aboutissants de cette approche si particulière. Les élèves sont amenés à définir les composants et les acteurs de ce concept et découvrent également des exemples de success stories.

Qu’est-ce que l’innovation de rupture ?

Si la distinction entre l’innovation incrémentale et l’innovation de rupture est assez claire dans l’esprit commun, elle ne l’est pas forcément dans les moyens. Selon Bernard Buisson, intervenant à emlyon business school, l’innovation de rupture va au-delà de l’innovation technologique puisqu’elle correspond le plus souvent à la combinaison avec une innovation de process, de business model ou  de design. Bien qu’il n’y ait pas de chiffre clé ou d’étape bien définie, l’innovation de rupture se reconnaît grâce à son succès populaire. Si une innovation ne rencontre pas de marché important, elle restera comme une invention.

Startup et grandes entreprises : D’où vient l’innovation de rupture ?

Hormis les explications liées à l’exécution, à la prise de risque et à la flexibilité, les startups sont plus aptes à développer le processus essai-erreur essentiel à la création d’un nouveau produit en rupture. Si le travail d’une innovation de rupture représente un cheminement pour trouver la combinaison qui répondra aux attentes du marché, elle souligne par nature le besoin d’essayer avec le risque d’échouer. Ce processus essai-erreur se vérifie dans toutes les grandes innovations de rupture comme l’a démontré le Harvard Business Review. Le constat est clair : sur les 25 dernières années, entre 70 % et 90 % des tentatives d’innovations de rupture n’ont pas trouvé leur marché. Pour arriver à un succès à l’image de Google, il faudra donc appliquer un processus d’essai-erreur répété. Et ce processus est à contre-courant de la pratique et de la culture des grandes entreprises : avec une approche linéaire, bornée dans le temps, sans risque et exigeante en ROI, les grandes entreprises sont donc moins enclines à porter cette innovation.

Les success stories de l’innovation de rupture

Si aujourd’hui les startups sont plus propices à créer de l’innovation de rupture, celle-ci ne leur est pas exclusivement réservée. La multinationale Nestlé a été porteuse d’une innovation de rupture avec sa marque Nespresso. Le groupe a travaillé plus de 20 ans sur sa dosette, le premier brevet remontant à 1974. Après avoir abordé sans succès deux segments B2B, l’entreprise revoit sa stratégie en 1989 pour implanter son produit sur le marché B2C et bénéficie depuis du succès qu’on lui connaît. Le processus essai-erreur répété lui a permis de trouver son marché et son succès.

À l’inverse, certaines entreprises n’ont pas su créer de l’innovation de rupture comme Kodak. Partie favorite avec des équipes compétentes, un budget conséquent et des moyens variés, l’entreprise de photo n’a pas su aller jusqu’au bout pour développer de nouveaux produits et services tirant parti de la technologie digitale. Seul son manque de volonté l’aura fait échouer. L’entreprise a préféré privilégier le maintien de l’activité historique et a fait des tentatives désordonnées reposant sur la technologie digitale dont aucune n’a abouti.

Comme nous le démontre Nestlé ou Google, le processus essai-erreur est la seule modalité qui permette d’aboutir à une innovation de rupture. Bernard Buisson confirme par ailleurs qu’il faut être à l’écoute du marché puisque l’innovation de rupture peut surgir à tout moment. Grâce à l’incubateur emlyon business school, les étudiants appliquent ce processus au quotidien.

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